Le Marathon du Gabon

Ce week-end nous avons participé en famille au Marathon du Gabon, l’événement majeur de cette fin d’année à Libreville. Nous ne sommes pas une famille de grands marathoniens et avons donc couru des épreuves à notre portée : 1,5 km pour les filles, 5 km pour Fruzsi et 10 km pour moi. Super ambiance festive au départ, des coureurs et des coureuses partout, des supporters au rendez-vous dans la tribune officielle, et la musique à fond pour motiver les troupes !

Au quatrième kilomètre, le boulevard Triomphal commence à monter sournoisement. Le soleil tape sur la moitié droite de mon visage. La moitié des participants est déjà passé à la marche. Mon allure est ridicule mais je ne m’arrête pas. Et puis, il y a enfin le rond-point de la Démocratie et son point de ravitaillement, le premier de la course. Les tables garnies de bouteilles d’eau et de quartiers d’orange sont prises d’assaut et les 10 premières s’écroulent sous l’emballement des coureurs assoiffés et incontrôlables. J’attrape deux bouteilles au vol, croque un quartier, puis les pompiers m’arrosent d’eau de la tête aux pieds et je repars dans l’autre sens, en descente, presque rafraîchi.

Il faudrait qu’un jour des experts se penchent sur l’incidence du climat sur la performance des Européens plutôt du Nord que nous sommes dans ce genre d’événement sportif. A combien de kilomètres européens sont équivalents 5 ou 10 km parcourus à zéro degré de latitude, sous 28 degrés et 90% d’humidité ? Après la simple satisfaction d’avoir passé la ligne d’arrivée (et pour moi en particulier le soulagement d’être arrivé quelques minutes avant le premier du semi-marathon :-), on se prend à rêver qu’après avoir couru 5 ou 10 km sans s’arrêter dans ces conditions tropicales, on pourrait peut-être courir facilement un semi-marathon en Europe…

Il y a des médailles pour tout le monde à l’arrivée..

Quoiqu’il en soit pour nous pauvres amateurs, la performance des gagnants de chaque compétition est impressionnante. A pied sur le chemin du retour à la maison, je croise le trio de tête du marathon – 3 Kenyans bien sûr, qui semblent planer à quelques centimètres au-dessus du sol, comme étrangers à la sueur.

Et ça remet bien les idées en place de voir des participants prendre le départ en Converse, ou finir le semi-marathon pieds nus sur le bitume tellement ils ont mal dans leurs chaussures à semelle de 5 mm… ici on fait avec les moyens du bord, loin de la surenchère dans l’équipement qui prévaut parfois de par chez nous.

Thomas

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